Vers une approche multilatérale des conflits au Proche et au Moyen-Orient ?

Mercredi 23 mai 2007, par Julien CHAUVIERRE // Blog


- Pour Ephraïm Halévy, ancien directeur du Mossad, l’exemple récent de l’initiative saoudienne illustre l’efficacité d’une approche multilatérale des conflits sur les négociations bilatérales (Université Libre de Bruxelles 10 mai 2007. Certains pays de la région, par opportunité, peuvent être tentés d’un alignement sur les positions les plus intransigeantes.

« Suite au sommet de Riyad (…) le Premier ministre israélien a confirmé sa volonté d’entamer un dialogue avec l’Arabie saoudite et d’autres Etats modérés » [1]. Shimon Peres, quant à lui, estimait à la radio publique israélienne « possible d’ouvrir un dialogue avec divers groupes de pays (…) Afin d’essayer de trouver un terrain d’entente ». Le gouvernement israélien exige trois conditions : le renoncement à la violence, le respect des acquis des accords passés et la reconnaissance de l’Etat d’Israël. M. Halévy, exprime, à titre personnel, une position plus souple.
Plutôt qu’une reconnaissance, un armistice, a set of rules. Pour de nombreuses organisations, la paix avec les Juifs est inenvisageable.
On peut espérer que les éléments les plus modérés sauront s’imposer sur les positions les plus intransigeantes.

Quelle place pour la communauté internationale ?

- « La solution au conflit israélo-palestinien n’est pas, sans aucun doute, dans les seules mains des acteurs régionaux, mais avant tout le fruit d’une volonté de la communauté internationale de mettre en oeuvre ses propres résolutions et de prendre tous les moyens pour y parvenir, donc à en payer le prix. Un prix que jusque-là elle s’est refusée à payer » (Jean-François Legrain, chercheur au CNRS). Il poursuit qu’il ne faut pas « se contenter de la feuille de route adoptée en 2003 par le Quartet »

- Mais pour certains observateurs, il importe que les États-Unis adoptent une position plus neutre : aussi longtemps que les États-Unis insisteront pour protéger Israël d’abord, il n’y aura pas de paix possible. [2]

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