Qu’est-ce que BHV ?

Mardi 23 mars 2010, par Julien CHAUVIERRE // Blog

- Le gouvernement belge a, encore une fois, chuté à cause de BHV. Mes compatriotes ont du mal à en saisir les subtilités. Certains amis belges également...
BHV est avant tout un symbole au sujet duquel s’oppose une logique territoriale contre logique personnelle. Mais pour certains la crise actuelle répond avant tout à des impératifs électoraux.
Petite explication...

BHV, un symbole.

- Il s’agit d’un arrondissement judiciaire et électoral à cheval sur Bruxelles et le Brabant flamand. Il est traversé par la frontière linguistique et les francophones ont le droit d’être jugés et de voter dans leur langue.

- En 2003, la Cour d’arbitrage constate l’anomalie de cet arrondissement. Il faut le scinder avant les législatives de 2011 sous peine de les voir invalidées.

Une logique territoriale...

- Les revendications flamandes répondent à une logique territoriale. L’argument flamand est que les communes du Brabant flamand doivent se situer dans un arrondissement flamand (Halle-Vilvorde).

- Mais en filigrane se trouve la peur d’une francisation de la périphérie bruxelloise.

… Contre une logique personnelle…

- Les partis wallons souhaitent préserver les droits acquis des francophones de la périphérie bruxelloise (voter et être jugé en français, s’exprimer en français avec l’administration communale, disposer d’écoles en français).

- La situation s’est particulièrement dégradée ces dernières années : attribution de logements sociaux conditionnés à la connaissance du néerlandais, des bourgmestres (maires) élus en 2006 ne sont toujours pas nommés par le gouvernement flamand car ils ont envoyé des convocations électorales en français...

… Qui obéit à des impératifs électoralistes...

- Un certain agacement pointe en Flandre dans la société civile et dans la classe politique. En effet, les partis wallons ne tiendraient pas compte de leurs indications et seraient les seuls responsables de l’échec des négociations.

- Le thème de BHV est porteur en Flandre. Les partis qui n’ont pas surfé sur cette vague ont reculé aux dernières élections fédérales.

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